Mouvements d'hélicoptères, saison d'hiver 2007-2008


10.12.2007

Une augmentation significative du nombre de mouvements d'hélicoptères à l'arrivée et au départ de l'Aéroport de Genève a été constatée au début de l'année 2007, entre le mois de janvier et le mois d'avril. Près de 70% de ce trafic s'effectue en direction des Alpes françaises, au sud du bassin genevois. Cette évolution a généré une réaction des populations survolées.

Cette situation a fait l'objet d’études approfondies durant la période estivale, qui ont débouché sur la mise en œuvre de mesures concrètes pour limiter l’impact du trafic d’hélicoptères.

Une mesure importante est la mise en place d’une procédure d’autorisation préalable pour les mouvements d’hélicoptère à l’arrivée et au départ de l’aéroport en fin de semaine durant la saison d’hiver. De manière à éviter le survol d’une même région par un nombre trop important d’hélicoptères, des capacités ont été définies par route d’arrivée et de départ.

Cette mesure est assortie d’un renforcement du contrôle des trajectoires. Dans cette perspective, des mesures techniques ont été mises en œuvre afin de faciliter ce contrôle. Lorsqu’une violation des procédures est constatée, l’Aéroport International de Genève (AIG) s’efforce d’interpeller les pilotes directement sur le terrain, afin de clarifier la situation.

En outre, l’altitude de survol des points de compte-rendu à proximité de l’aéroport (sauf exceptions spécifiées) a été élevée de 3’000 pieds/mer (environ 500 m/sol) à 3'500 pieds/mer (environ 650 m/sol).

Enfin, l’AIG a intensifié le dialogue avec les principales compagnies d’hélicoptères qui opèrent sur l’aéroport de Genève, dans le but de les sensibiliser à l’importance d’atténuer l’impact du trafic au-dessus de l’agglomération genevoise. Dans ce cadre, des représentants de l’AIG ont participé au briefing des pilotes de ces compagnies avant la saison d’hiver.

En complément, il y a lieu de rappeler que la zone de contrôle de l’aéroport s’étend jusqu’à la hauteur du Quai de Cologny en direction du sud. Dans ce périmètre, il existe des trajectoires publiées qui doivent être respectées sauf instruction contraire des services de la navigation aériennes. Au-delà, les aéronefs évoluent dans un espace aérien dans lequel les pilotes ne sont pas tenus à des trajectoires déterminées. Dans cet espace, les zones à forte densité des agglomérations doivent être survolées à 300 m/sol au moins.

Avec ce faisceau de mesures, l’AIG vise à limiter l’impact des mouvements d’hélicoptères sur la population. Ces mesures sont contraignantes pour les exploitants d’hélicoptères. Elles leur permettent toutefois de poursuivre leur activité. La mise en œuvre de ces mesures fera l’objet d’un suivi tout au long de la saison.