Après les véhicules électriques, Genève Aéroport veut miser sur l’hydrogène


04.11.2019

Genève Aéroport prévoit une électrification massive de ses véhicules afin de minimiser l’empreinte carbone des activités aéroportuaires. En parallèle, la plateforme souhaite s’équiper d’engins à hydrogène pour circuler sur le tarmac

Genève Aéroport s’est engagé, lors de la dernière assemblée générale du Conseil international des aéroports (ACI), à atteindre l’objectif de zéro émission de CO2 sans compensation d’ici 2050. Pour ce faire, plusieurs axes de travail sont en cours, comme l’abandon des énergies fossiles pour le chauffage et le refroidissement des bâtiments d’ici 2025, l’efficacité énergétique et climatique des infrastructures ou encore la mobilité sur le tarmac. Concernant ce dernier point, Genève Aéroport a déjà mis en place toute une série de mesures. Deux nouveaux bus électriques arriveront ainsi sur le site d’ici la fin de l’année. Ils viendront s’ajouter aux huit autres déjà présents.

« Notre objectif est de passer la moitié de nos bus au 100% électrique d’ici 2021 », explique Stéphane Delage, Chef du service mécanique.  


En 2018, 28% des véhicules et engins circulant sur le tarmac étaient électriques ou hybrides. L’objectif fixé pour 2020 est d’arriver à 40%. Par ailleurs, 210 points de recharge ont été installés sur le tarmac entre 2015 et 2019. Quarante autres sont prévus d’ici fin 2020.

Enfin, tous les partenaires sont encouragés à s’engager sur cette voie. Désormais, les demandes d’autorisation de circuler sur le tarmac émises par nos partenaires pour des engins thermiques dont il existe une version électrique à un prix équivalent ne sont plus acceptées.

Et ensuite l’hydrogène?

« Nous cherchons le moyen de nous affranchir totalement des énergies fossiles pour les véhicules. Or sur le tarmac roulent des appareils très spécifiques, comme les grosses puissances des sapeurs-pompiers. Il n’existe pas, à l’heure actuelle, de version électrique pour celles-ci. Nous devons donc réfléchir à des alternatives, comme les carburants renouvelables ou encore l’hydrogène », explique Sophie Meisser, responsable environnement.

Genève Aéroport réfléchit en effet à l’acquisition de véhicules à hydrogène dans les prochaines années.

« Nous sommes en pleine réflexion sur le sujet. Plusieurs questions sont encore en suspens concernant l’approvisionnement en hydrogène, que nous voulons local et durable. Quoi qu’il en soit, nous aimerions acquérir une première voiture fin 2020 pour lancer une phase test d’au moins 6 mois », précise Stéphane Delage.

Peu de véhicules à hydrogène sont en circulation en Suisse, même si la technologie est aboutie. Concrètement, l’hydrogène permet aux engins de rouler sans émission de CO2, grâce aux piles à combustible. En terme d’autonomie, un plein permet de circuler entre 500 et 600 km, il a donc une longueur d’avance sur l’électrique. Autre avantage: l’approvisionnement. Celui-ci peut se faire en quelques minutes, contrairement au chargement d’un véhicule électrique, plus long.