Genève Aéroport publie son rapport environnemental


21.06.2011

Les autorités aéroportuaires ont rendu public ce matin le rapport environnemental de Genève Aéroport. Ce document recense les actions en faveur de l’environnement réalisées au cours des dernières années et trace une feuille de route jusqu’en 2013. Plus de 21 millions de francs ont été investis pour la période 2008-2010 au titre des différentes actions. Il est prévu que cet investissement passe à presque 34 millions pour la période 2011-2013.

Infrastructure majeure du canton, Genève Aéroport se doit de répondre au développement économique, politique, diplomatique, culturel et social de la région franco-valdo-genevoise. Dans le même temps, et au même titre que l’industrie du transport aérien en général, elle poursuit des objectifs de développement durable. Il s’agit notamment pour les autorités aéroportuaires de veiller à limiter l’impact sonore du trafic aérien pour les populations riveraines et protéger les habitants contre le bruit. D’autres axes d’action important consistent à limiter les émissions de polluants au niveau local et limiter les émissions de CO2 liées aux activités aéroportuaires.

Cette politique environnementale de Genève Aéroport se traduit concrètement par l’intégration de la dimension environnementale à tous les niveaux et très en amont des projets, de puis leur élaboration au plan architectural, à l’occasion des appels d’offre, dans le cahier des charges attribué aux mandataires externes ainsi que dans les contrats.
Ce parti-pris stratégique se traduit par une volonté de concertation et de communication avec les sociétés et instances partenaires du site, avec les représentants de l’industrie du transport aérien et des communes riveraines. Des représentants des associations de protection de l’environnement sont intégrés au sein d’une commission consultative. Un espace environnement a été créé au sein de Genève Aéroport et des informations sont régulièrement communiquées par le biais du site www.gva.ch.

En ce qui concerne le bruit, notons que des mesures sont prises à la source pour amener les compagnies aériennes à desservir Genève avec des avions produisant le moins de nuisances possible et aux meilleures heures : ceci se traduit par la mise en oeuvre de mesures incitatives et la perception d’une redevance additionnelle pour les décollages après 22h00. Par ailleurs, les compagnies appliquent des procédures de décollage et d’atterrissage à moindre bruits.
Durant les trois dernières années, quelque 900 logements ont été traités, ce qui porte à 1500 le nombre de logements insonorisés à ce jour. Environ 700 dossiers sont encore instruits actuellement, tandis que la mise en oeuvre d’un dispositif spécifique est lancé pour insonoriser des habitations sur la commune de Ferney-Voltaire, en France voisine.
Le nombre de personnes exposées à une charge sonore élevée a diminué entre 2007 et 2010.

Pour ce qui est de la qualité de l’air, les émissions sont limitées par la mise en oeuvre d’un arsenal de mesures. Le modèle de redevance incitative sur les émissions gazeuses des aéronefs, perçu depuis 1998, a été adapté à une méthode uniformisée au niveau européen. Les nouveaux véhicules en engins admis sur le tarmac ont l’obligation de respecter les dernières normes d’émissions. Des filtres à particules ont été installés sur les véhicules existants. Dès 2014, les véhicules de plus de 20 ans seront exclus de la circulation sur le tarmac.
Afin de limiter l’impact environnemental du trafic induit, des mesures incitatives ont été développées à l’attention des passagers aériens (billet gratuit unireso « tout Genève » pour les passagers arrivants, amélioration de la desserte en transport public…). Un ambitieux plan de mobilité est en
vigueur pour les personnels de l’aéroport, lequel comprend le développement d’un réseau de navettes pour les collaborateurs en horaires irréguliers, le subventionnement des abonnements de transports publics et de la mobilité douce, ou encore la création d’un site internet de mise en relation pour le covoiturage.

En matière de gestion de l’énergie, l’accent est mis sur la sobriété (mesures d’économie d’énergie), l’efficacité (renouvellement des éclairages recourant à de nouvelles technologies) et sur le caractère renouvelable (plus de 1200 mètres carrés de panneaux photovoltaïques ont été installés).

Pour ce qui est de la gestion des eaux, il est à noter qu’un plan général d’évacuation des eaux est en cours. Le réseau d’assainissement a été amélioré et un monitoring de la qualité des eaux a été effectué. Le matériel d’épandage des sels de déglaçages des aires de mouvements a été optimisé.

Dans le domaine du tri des déchets, une «taxe au sac» a été instaurée pour les sociétés et les commerces établis dans l’aérogare principale. Dans le même temps, de nouvelles poubelles y ont été installées, à destination des passagers et autres usagers, aux fins de procéder à un tri sélectif. Une nouvelle déchetterie a été installée à la halle fret.
La politique environnementale de Genève Aéroport commande à cette infrastructure d’appréhender la question de la gestion des risques. A cet égard, un recensement et une évaluation systématique des situations d’urgence ont été effectués et les procédures d’intervention ont été optimisées. Les zones de stockage des marchandises dangereuses à la halle fret ainsi que des procédures à l’export ont été redéfinies.
L’effort consenti en faveur de la prévention du péril animalier (et notamment le péril aviaire, soit les collisions entre des oiseaux et des aéronefs) a été pérennisé et optimisé.
Si la plate-forme aéroportuaire se définit tout d’abord comme une zone industrielle, elle n’en constitue paradoxalement pas moins un espace naturel, avec une faune et une flore.
S’agissant des milieux naturels, un manuel d’aménagement et de gestion paysagers a été rédigé. Un inventaire des espèces végétales envahissantes a été fait, ainsi qu’une cartographie des espèces végétales rares. Ce travail de fond a trouvé une concrétisation symbolique en 2010, dans le cadre de l’année de la biodiversité, avec l’installation sur la plate-forme de six ruches.
Des campagnes de mesure de la qualité des sols sont menées régulièrement.

Au titre de la lutte contre le bruit, de la préservation de la qualité de l’air et de la limitation des effets du trafic induit, de la gestion de l’énergie, des eaux, des milieux naturels, des sols et des déchets, Genève Aéroport a investi CHF 21'000'000.- sur la période 2008-2010. Un investissement de l’ordre de CHF 34'000'000.- est prévu pour la période 2011-2013.