Décollage vertical et tubulaire: le pari de l’innovation au service du développement durable, un poisson d'avril.


01.04.2019

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NOUS REMERCIONS TOUS CEUX QUI ONT FAIT BON ACCUEIL À NOTRE POISSON D'AVRIL! LE DÉCOLLAGE VERTICAL ET TUBULAIRE, CE N'EST PAS ENCORE POUR DEMAIN.

Genève Aéroport soutient un projet destiné à encourager la recherche qui concerne les avions à décollage vertical. Par ailleurs, imaginer de tels envols dans une structure tubulaire permettrait de mieux contenir les nuisances sonores, tout en piégeant les émissions de CO2.  

Le monde aérien poursuit inlassablement des impératifs liés à l’amélioration des flux d’aéronefs, tout en orientant ses politiques vers des objectifs de développement durable. Dans cette dynamique, les techniques de décollage et les couloirs aériens sont des sujets récurrents. Au sein des aéroports, des compagnies, de même que dans la communauté des aiguilleurs du ciel, ces préoccupations sont quotidiennes. Mieux centrer les décollages et les atterrissages sur la piste, optimiser les trajectoires d’approche, améliorer les entrées et les sorties de piste, calibrer les couloirs aériens (…), autant de réalités qui mobilisent les professionnels de l’aviation.

À Genève Aéroport, la lutte contre le bruit sur la plateforme est un combat de tous les instants. Les aéronefs ont par exemple l’obligation de couper leurs moteurs auxiliaires lorsqu’ils stationnent sur le tarmac, afin de s’approvisionner en énergie sur le réseau de l’aéroport[1] : un câble d’alimentation raccorde l’engin stationné et permet de fournir l’énergie dont l’avion a besoin pour chauffer et refroidir son habitacle. Ce système permet également d’assurer le fonctionnement de tous les instruments de bords utiles lors du parcage. Sans cette offre, les avions utiliseraient leurs moteurs situés dans le fuselage de la carlingue, afin de produire l’énergie dont ils ont besoin au sol. Le bruit strident de ces moteurs n’est donc pas toléré sur le tarmac. Par ailleurs, Genève Aéroport économise ainsi 62 000 tonnes de CO2 par an.

Dans le même ordre de réalisations, Genève Aéroport a investi CHF 15 millions pour construire un amortisseur de bruit. Cette infrastructure permet de tester le bruit des réacteurs en sortie de maintenance, dans un bâtiment clos. Ces essais réacteurs se faisaient auparavant en bout de piste et ce bâtiment offre ainsi la possibilité de réduire les émissions sonores d’un facteur 100[2].

Dans cette logique de lutte permanente contre le bruit, Genève Aéroport innove et lance un projet de recherche très novateur qui permet d’imaginer l’envol du futur: des décollages à la verticale, au sein d’une structure tubulaire insonorisée.

Empruntée à la recherche militaire[3], l’ambition de procéder à des décollages verticaux dans le domaine civil fait l’objet de recherches fondamentales peu connues du grand public. Pourtant, on dénombre aujourd’hui de nombreux aéronefs à décollages et atterrissages verticaux (ADAV, en anglais Vertical Take-off and Landing aircraft ou VTOL). Ces derniers démontrent qu’il est possible d’atteindre un niveau d’envol qui permet d’emprunter une trajectoire horizontale, à une altitude suffisamment importante pour protéger les riverains du bruit émis par les réacteurs et les frottements de l’air.  

Même si les ADAV permettent d’isoler les nuisances sonores à distance très respectueuses des habitations (en milieu de piste), le décollage vertical exige toutefois de dégager beaucoup de puissance à proximité du sol et génère donc du bruit qui peut être perçu à quelques centaines de mètres à la ronde, en fonction des conditions météorologiques. Ces émissions pourraient être «étouffées» en imaginant de tels décollages en milieu fermé. La structure tubulaire qui le permettrait serait composée de matériaux très performants, empruntés aux techniques classiques d’isolation (ex: laine de verre). Par ailleurs, Genève Aéroport s’associera les compétences d’instituts de recherche très reconnus pour leurs travaux dans le domaine de la nanotechnologie. Il sera ainsi possible d’enrichir l’approche centrée sur le développement durable en utilisant un matériau biodégradable et capteur de CO2. Le CO2 ainsi piégé dans les parois de la structure tubulaire serait par la suite séquestré dans de la matière organique morte ou dans une roche « biogénique ». En contribuant ainsi à diminuer la quantité de CO2 atmosphérique, cette forme de puits de carbone exercera une influence sur toutes les composantes de l'environnement qui dépendent du climat.

Contact Presse:
Sébastien Leprat 076/577 05 71