Energiemanagement

Gestion rationnelle de l’énergie

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L’aéroport a de grands besoins en électricité liés à l'exploitation de ses infrastructures, en particulier le rafraîchissement, la ventilation et l'éclairage des bâtiments, le balisage de la piste ainsi qu'une multitude d'équipements spécifiques (détecteurs d’incendie, passerelles télescopiques, etc.). L'électricité et l’eau sanitaire sont achetées par Genève Aéroport pour ses propres besoins et pour la distribution aux autres instances et sociétés aéroportuaires. Genève Aéroport utilise 100 % d'électricité hydraulique SIG Vitale Bleu.

Depuis 2009, Genève Aéroport achète pour une partie de son approvisionnement de l'électricité SIG Vitale Vert, qui satisfait également au label naturemade star. Ce courant est produit en respectant les critères écologiques les plus exigeants, et ce choix d'énergie permet de contribuer au développement des nouvelles énergies renouvelables par les SIG et à la modernisation des installations hydrauliques.

La production d’eau chaude sanitaire et de chauffage de plus de la moitié des infrastructures de l’aéroport est assurée par Genève Aéroport au moyen d’une centrale thermique à l'huile extra légère. Les autres bâtiments sont raccordés au réseau de chauffage à distance des Services Industriels de Genève (SIG), sont chauffés au gaz ou disposent de chaudières individuelles.

Installé en 1986, le système GESBAT assure un contrôle strict et une gestion rationnelle des consommations d'énergie.

Mesures d’économie d’énergie et démarches innovantes

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Les dernières technologies en matière d'économie d'énergie sont intégrées en amont des nouvelles constructions ou, le cas échéant, adaptées aux infrastructures existantes (par exemple détecteurs de présence pour l'éclairage des bâtiments ou le fonctionnement des tapis roulants).

Une installation solaire thermique fournit de l’eau chaude pour le bâtiment des sapeurs d’aviation. Depuis janvier 2006, une installation solaire photovoltaïque, mise en place sur le toit du grand hangar et exploitée par la société Edisun Power AG, produit 280 MWh/an dont 250 MWh sont réinjectés dans le réseau SIG. C’est la deuxième plus grande installation solaire de Suisse sur un toit.

Depuis 2010, deux nouveaux toits solaires ont été installés sur les bâtiments de l'aéroport, portant à 470 MWh la production annuelle totale d'électricité photovoltaïque.

Lutte contre l'effet de serre

Le GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat) estime que l'aviation est responsable d’environ 2% des émissions globales de CO2 anthropogénique. Sur ces 2%, la contribution des aéroports est d’environ 5%.

Avec la loi fédérale sur le CO2 entrée en vigueur le 1er mai 2000, la Suisse s’est donné les moyens de remplir les engagements en matière de protection globale du climat, conformément au protocole de Kyoto qu’elle a ratifié.

Dans cette perspective Genève Aéroport a signé, aux côtés de sept partenaires genevois, une convention d'objectifs avec la Confédération helvétique, sous l’égide de l’Agence de l’Energie pour l’Economie (AEnEC). Cette démarche permet de définir en commun un ensemble de mesures propres à réduire la consommation d’énergies fossiles.

De plus, depuis novembre 2011, Genève Aéroport est certifié selon le niveau 3 du programme d’Accréditation Carbone des Aéroport (ACA). Ce programme, mis en œuvre par ACI Europe, comprend 4 niveaux d'accréditation : (1) la cartographie, (2) la réduction, (3) l'optimisation et (4) la neutralité.

Le premier niveau nécessite de déterminer les sources d’émissions et de calculer les émissions annuelles de gaz à effet de serre de l’aéroport. Au second niveau, l’aéroport doit en plus fixer et atteindre un objectif de réduction des émissions. Afin d’atteindre le troisième niveau, l’aéroport doit intégrer dans son empreinte carbone les émissions liées aux avions (atterrissage et décollage), au trafic induit (passagers et employés) ainsi qu’aux voyages professionnels. Les parties prenantes doivent également être intégrées aux objectifs de réduction des émissions. Finalement, le quatrième niveau exige que l’aéroport compense ses émissions afin d’atteindre la neutralité carbone.

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